40ème jour de grève pour le collectif OCé / Exirys

OCé a recruté en urgence un manager de choc. Ce redresseur de torts, qui nous arrive du « vrai privé », entend bien mettre un terme à l’« anarchie » dans son nouveau fief. En effet, certaines salariées de la DOC ont commis le pire des outrages à l’ordre établi : soutenir ouvertement leurs collègues grévistes. Très bien renseigné sur nos suffragettes par la donneuse d’ordre EDF, il prend immédiatement les mesures qui s’imposent : pression permanente, atteintes à la vie privée, propos irrévérencieux, etc.

Les salarié-es d’EXIRYS ne sont pas épargné-es non plus par cette vague d’intimidation. Leur employeur, qui utilise sans vergogne l’ensemble des moyens et locaux mis gratuitement à sa disposition par EDF pour réaliser son business, à savoir multiplier par 4 le taux horaire des employés avant de présenter la facture, leur intime l’ordre de quitter les lieux. Et ce, en toute méconnaissance du droit de grève.

Ne méprisent hautainement les combattants et le combat que les faibles qui appartiennent de naissance au camp des puissants de ce monde : ceux-là sont vainqueurs avant d’avoir mené combat ; sans jamais s’être mêlés de combattre ; sans même savoir qu’ils ont combattu. Mais n’oubliez jamais que ces faibles sont si attachés aux privilèges de leur rang que, lorsqu’ils se sentent menacés, ils savent trouver des mercenaires impitoyables pour les défendre et s’épargner les aléas du combat. Quant à ce parti de rester neutre qu’on dit le plus avantageux pour vous, aucun n’est plus inutile ni aussi contraire à votre politique ; en fait, sans y gagner la grâce de personne, mais en y perdant votre dignité, vous serez la proie du vainqueur.

Tite-Live

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